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Le niveau de pauvreté a baissé au Burkina Faso

par FrançoisM
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article paru le 13/2/2016 dans « leséchosdufaso.net »

Le niveau de pauvreté a baissé au Burkina Faso, selon l’Insd
19 février 2016

En novembre 2015, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a rendu public un rapport sur le « Profil de pauvreté et d’inégalités au Burkina Faso ». Le rapport, dont nous avons eu une copie, donne des précisions sur le niveau de pauvreté du Burkinabè.

Le Directeur général de l’INSD (g.), Banza Baya lors de son audience avec le Président Roch Kaboré

Pour identifier les pauvres, l’INSD a défini un panier alimentaire minimal d’une trentaine de produits. Il représente plus de 80% de la consommation totale annuelle et est représentatif de toutes les régions.

L’évaluation du coût de ce panier alimentaire et de celui d’autres besoins de base ont permis d’estimer le seuil absolu de pauvreté monétaire à 153 530 F CFA par personne adulte et par an au prix courant de Ouagadougou.

Sur la base du seuil absolu de pauvreté monétaire, l’incidence de la pauvreté, qui est la proportion des pauvres dans la population au niveau national, est de 40,1%.
Comparée aux résultats de 2009 fournis par l’EICVM 2009-2010, l’incidence de la pauvreté a baissé d’environ 14% (7 points de pourcentage) car, elle était estimée à 46,7% en 2009. Cette baisse concerne aussi bien le milieu urbain que le milieu rural.

Mais, des disparités énormes existent entre le milieu urbain où la pauvreté est nettement moins massive, et le milieu rural qui concentre plus de neuf pauvres sur dix (92% des pauvres vivent en milieu rural).

Parmi les régions, celle du Centre-Est abrite de loin les moins pauvres (9,3%). Cette région est suivie du Sahel (21%), des Cascades (22%) et des Hauts-Bassins (34%). Les régions abritant plus de pauvres sont le Nord (70,4%), la Boucle du Mouhoun (59,7%) et le Centre-Ouest (51,7%). Par ailleurs, 60% des pauvres vivent dans les cinq régions que sont : le Nord, la Boucle du Mouhoun, le Centre-Ouest, le Centre-Nord et l’Est.

L’incidence de la pauvreté est de 30,4% pour les ménages dirigés par des femmes contre 41,0% pour ceux dirigés par des hommes. Pour les ménages dont le chef à moins de 45 ans, l’incidence de la pauvreté est inférieure à la moyenne nationale. Elle est égale au taux national de pauvreté pour les ménages dont l’âge du chef est compris entre 45 et 54 ans. Dans le groupe de ménages dont les chefs ont plus de 54 ans, l’incidence de la pauvreté est supérieure à la moyenne nationale.

Les ménages de grande taille sont les plus touchés par la pauvreté. La probabilité d’être pauvre croît avec le nombre de personnes dans le ménage. Dès que le nombre de personnes dans le ménage dépasse 7, la probabilité qu’un individu de ce ménage soit pauvre est supérieure à la moyenne nationale. L’incidence de la pauvreté pour les ménages de 8 ou 9 personnes est de 41%, elle est de 60% pour ceux de 12 personnes et plus. Dans les ménages de 6 ou 7 personnes, l’incidence de la pauvreté est 29,6% et seulement de 9,2% dans ceux d’une à trois personnes.

Le statut matrimonial du chef de ménages est aussi corrélé au niveau de pauvreté. Les ménages polygames connaissent des taux de pauvreté supérieurs à la moyenne nationale et aux ménages des autres statuts.

L’incidence de la pauvreté est de 52% dans les ménages polygames alors qu’elle n’est que de 33% dans les ménages monogames et ceux dirigés par des veufs ou des veuves.
D’une manière générale, l’accès aux services sociaux de base est relativement facile aux non pauvres par rapport aux pauvres. Cette situation peut s’expliquer par le fait que l’offre de service est plus importante en milieu urbain alors que, la pauvreté est un phénomène essentiellement rural

Les pauvres vivent dans des ménages dont les murs du bâtiment principal du logement sont faits avec des matériaux non durables, notamment le banco, les briques en terre ou les pailles. En ordre de grandeur, 86% des pauvres vivent dans ces conditions.

En matière d’éclairage, la très grande majorité des pauvres (89%) utilisent la bougie, la lampe chargeable, la batterie ou la torche à pile pour l’éclairage nocturne. Parallèlement, la très grande majorité (92%) de personnes vivant dans des ménages utilisant l’électricité (réseau SONABEL, FDE, Plateforme multifonctionnelle, énergie solaire ou groupes électrogènes) sont des non pauvres.

Le taux de bancarisation au Burkina Faso en 2014 est estimé à 10% pour la population âgée de 18 ans ou plus. Ce taux, varie énormément selon le niveau de vie mais, reste faible dans l’ensemble contrairement à la possession de compte bancaire qui concerne essentiellement des individus non pauvres qui en disposent, même les pauvres possèdent de l’épargne. Quitte à ce que cette épargne soit gardée à la maison, ou dans un autre endroit qu’une institution financière. Deux pauvres sur cinq (41%) disposent de l’épargne, ce qui est le cas également de la moitié des non pauvres (49%) dispose de l’épargne.

Ces indicateurs donnent une idée sur le taux de pauvreté au Burkina Faso en 2014. En attendant la réalisation du recensement général de la population prévue pour cette année 2016.

Abouga Tagnan



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