Le Burkina Faso

Histoire Burkina Faso

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Les habitants du Burkina Faso : les burkinabè

Qui sont les enfants de Fada N’Gourma ? 

Les orphelins nécessiteux de Fada N’Gourma, vos futurs filleuls

Qui sont donc les enfants que KAORENGO se propose de parrainer pour leur permettre principalement l’accès à l’éducation ? Où vivent-ils et comment ? Ce sont assurément des questions que se pose en général toute personne qui désire parrainer un enfant.

Filleuls devant un tableau

Ils ont comme cadre de vie la ville de Fada N’Gourma, chef-lieu de la province du Gourma à l’Est du pays. Cette ville de 73 200 habitants offre, dès la première impression, l’aspect habituel des villes de l’Afrique de l’Ouest par son habitat traditionnel fait de petites maisons de banco ou de parpaings souvent groupées en « concession » (ou cour) à l’intérieur d’un mur et où vit toute la famille. Il n’y a pas d’immeubles, peu de rues et de routes goudronnées, mais des banques, un marché, des stations services, une poste, un hôpital, quelques petits hôtels et des restaurants, des camions monumentaux qui passent, des cars qui vont à Ouagadougou ou en viennent, des petits taxis-brousse chargés ’plus qu’à la gueule’, et des gens qui marchent, vont et viennent à pieds, à vélo, à moto et quelquefois en voiture.

Fada N’Gourma est une commune urbaine dans laquelle on trouve tout pour vivre (ou presque) principalement au marché qui voit passer tous les jours une bonne partie de la population. C’est un lieu de vie exceptionnel.

Une visite sur un site de recherche bien connu (sans publicité pour l’opérateur) permet, à partir de la photo satellite, de se faire une bonne idée de la configuration et de l’étendue de la ville.

Photo de la ville

Les enfants que nous nous proposons de parrainer sont signalés à notre animateur sur place par le service de l’action sociale qui a déjà détecté les familles nécessiteuses. Les enfants doivent répondre à deux critères : être orphelin au moins de l’un des deux parents et être dans une situation précaire.

En principe, ces enfants sont restés dans la « grande famille » qui peut regrouper dans la même « concession » un des deux parents, oncle, tante, grands parents, frères, sœurs, donc différents niveaux de parenté.

Dans le meilleur des cas, quelques membres de la famille ont une activité qui permet de subvenir à leurs besoins quand les prix des denrées de base ne sont pas trop élevés.

Ces activités sont assez diversifiées et peuvent consister dans l’artisanat (menuiserie, maçonnerie, etc.), le commerce au marché ou le long de la route (légumes, vêtements, etc.), l’élevage (vaches, poulets, pintades, chevres).

Certaines familles disposent d’un petit terrain et peuvent ainsi cultiver le mil, éventuellement l’arachide et des plantes culinaires. Ces denrées permettent de préparer le tô, plat traditionnel consommé quotidiennement. Ils doivent donc se procurer le complément en mil s’ils ne sont pas auto suffisants et les autres denrées alimentaires au marché, notamment le riz, l’huile et les condiments et un peu de viande pour la sauce.

Les dépenses en nourriture doivent être complétées par l’achat de vêtements, de savon, de matériel de cuisine, de bois pour la cuisson et autres, du pétrole pour la lampe quand ils en ont une. 

Pour les enfants scolarisés, il est obligatoire de s’acquitter des frais d’inscription à l’établissement scolaire, même pour le secteur public, d’acheter les fournitures et les vêtements ; l’uniforme est obligatoire au lycée public et dans certains centres de formation professionnelle.

Les enfants orphelins, hébergés dans la « grande famille » représentent donc pour celle-ci une charge supplémentaire. Sans secours et à cause de la pauvreté absolue, la famille peut être contrainte de mettre l’enfant au travail, surtout s’il s’agit d’une fille, notamment pour les travaux de la concession (lessive, cuisine, travaux des champs, corvées diverses, enfants en bas âge, etc.). Le mariage précoce des filles, bien que combattu par les institutions du pays, demeure aussi un risque.

Par son action, l’association Kaorengo va au-delà du seul secours financier pour subvenir aux frais inhérents à la scolarité, elle organise un suivi de la santé de l’enfant, elle contribue à son orientation scolaire, et en cas de famine apporte son aide à l’ensemble de la famille.